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Dimanche 31 Décembre 2006

CHRISTIANISME ET HOMOSEXUALITE

 

La position du christianisme sur l'homosexualité renvoie à la lecture spirituelle du rapport entre l'Homme et sa sexualité.

 

Pour l'épanouissement spirituel de l'Homme, sa sexualité doit être vécue conformément au plan divin, c'est à dire dans une attitude de charité (priorité donné à l'autre) et intégrée dans ses différents aspects (génital, affectif, interpersonnel, famillial, social,...). Cette responsabilité est celle - générale - de l'Homme dans son attitude face au plaisir, mais est d'autant plus aigüe que l'extase sexuelle est une expérience intense, entraînant très facilement une recherche du plaisir pour lui-même. Sans une éducation et une discipline convenable, la sexualité risque de s'ériger en un but en soi : cette « adoration d'un faux dieu » conduit progressivement à un déséquilibre en l'Homme, et à sa régression spirituelle.

 

Le christianisme, à l'instar des autres religions monothéistes, a , historiquement, toujours considéré l'homosexualité comme un acte contre nature, un péché. Est péché tout ce qui éloigne de Dieu, et l'homosexualité est ainsi affichée comme une « voie sans issue », une démarche qui ne peut pas mener à l'épanouissement spirituel.

 

L'autre dimension de la condamnation est que l'homosexualité apparaît extérieurement comme un « objet de scandale », c'est-à-dire une activité qui fait tomber dans le péché. L'éducation et la discipline étant nécessaires pour que l'homme ne s'égare pas spirituellement, il est souhaitable que la morale et l'ordre social les favorisent. De ce point de vue, atténuer la condamnation de l'homosexualité risque de mettre en danger la vie spirituelle communautaire.

 

Aujourd'hui les positions des différentes églises tendent à évoluer de diverses manières. D'une part, la distinction est mieux faite entre l'acte homosexuel (condamnable pour la plupart d'entre elles) et la personne présentant des tendances homosexuelle, appelée homophile, qui doit être accueillie dans sa complexité. D'autre part, la libéralisation des mœurs modernes conduit à s'appuyer plus sur une pratique communautaire locale que sur un ordre social global pour défendre et propager les valeurs morales nécessaires. Ce changement de portage relativise l'enjeu social de la condamnation traditionnelle.

 

L’HOMOSEXUALITE DANS LA BIBLE

 

La condamnation de l'homosexualité par les deux Testaments est généralement claire. Cependant, la manière de comprendre certains passages est discutée (voir plus bas, « Le débat actuel dans les Églises chrétiennes »).

 

ANCIEN TESTAMENT

 

a) La condamnation dans le Lévitique

 

L'Ancien Testament contient une condamnation relativement explicite de l'homosexualité. Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. (Lévitique 18.22) Si un homme couche avec un homme comme on fait avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable, ils seront punis de mort : leur sang est sur eux. (Lévitique 20, 13)

 

Le terme abomination (en hébreux, « תֹּועֵבָה  », ʻēā) représente, de façon générique, tout ce qui est objet d'aversion ou de sacrilège (par une personne, un groupe de personnes, ou par Dieu).

 

Dans le contexte du Lévitique qui est une sorte de code juridique[1], le sens du mot « abomination » se précise. Ce terme, en effet, désigne fréquemment dans ce livre (ainsi que dans le Deutéronome)

 

·     des actes qui dévieraient du culte qu'Israël devait rendre à Dieu[2] (parce qu'ils imitaient des pratiques polythéistes, idolâtres, p. ex., ou simplement parce qu'ils étaient socialement injustes[3]), ou

 

·     des nourritures (voire, dans des livres comme le Livre des Proverbes, des habitudes) considérées impures, hērēm, non kasher.

 

Dans la référence légistlative à la pratique de l'homosexualité, c'est sans doute la première acception du terme abomination qu'il faut retenir.

 

Les défenseurs chrétiens de l'homosexualité retiennent souvent cette interprétation. Elle signifie que la condamnation biblique de l'acte homosexuel est conditionnée, à cette époque ponctuelle, par la situation d'Israël, qui devait ainsi se démarquer des pratiques des peuples réprouvés par Dieu. Cette condamnation est donc, pour les libéraux, maintenant désuète, dans la mesure où le contexte qui l'expliquait a cessé d'exister.

 

On notera enfin l'expression « ils seront punis de mort : leur sang est sur eux ». Cet extrait a été pris comme argument par des religieux lors de la découverte du Sida pour dire que le Sida était infligée par Dieu aux homosexuels comme punition.

 

b) L’épisode de Lhot à Sodome

 

L'épisode concernant Lot à Sodome (Genèse 18–19) est souvent cité comme une condamnation de l'homosexualité par la Bible.

 

Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Génèse 18:20-21). Après un épisode de marchandage où Dieu finit par promettre à Abraham d'épargner la ville s'il reste au moins dix justes (Genèse 18:22), il envoie alors deux anges vérifier si le péché est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Lot, le neveu d'Abraham, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Lot en demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Génèse 19:5). Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville.

 

Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Lot : Où sont les hommes qui sont venus chez vous cette nuit ? Amenez-les nous pour que nous les connaissions.

 

« Connaître » (en hébreux, « ידע », yadāʻ) est ici un euphémisme signifiant dans ce contexte « connaître charnellement », autrement dit avoir des rapports sexuels. Une très bonne autre traduction est l'expression « coucher avec », qui est un euphémisme comparable en langue française. On peut ajouter qu'il est évident, selon le contexte qu'il s'agirait d'un rapport non consentant, et donc d'un abus, sinon d'un viol.

 

Extrait de Genèse 19 (Ancien testament, Le Pentateuque)

 

[...](19.5) Ils appelèrent Lot, et lui dirent : Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions.

 

(19.6) Lot sortit vers eux à l'entrée de la maison, et ferma la porte derrière lui.

 

(19.7) Et il dit : Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal !

 

(19.8) Voici, j'ai deux filles qui n'ont point connu d'homme ; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu'il vous plaira. Seulement, ne faites rien à ces hommes puisqu'ils sont venus à l'ombre de mon toit.

 

(19.9) Ils dirent : Retire-toi ! Ils dirent encore : Celui-ci est venu comme étranger, et il veut faire le juge ! Eh bien, nous te ferons pis qu'à eux. Et, pressant Lot avec violence, ils s'avancèrent pour briser la porte.

 

(19.10) Les hommes étendirent la main, firent rentrer Lot vers eux dans la maison, et fermèrent la porte.

 

(19.11) Et ils frappèrent d'aveuglement les gens qui étaient à l'entrée de la maison, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, de sorte qu'ils se donnèrent une peine inutile pour trouver la porte.

 

(19.12) Les hommes dirent à Lot : Qui as-tu encore ici ? Gendres, fils et filles, et tout ce qui t'appartient dans la ville, fais-les sortir de ce lieu.

 

(19.13) Car nous allons détruire ce lieu, parce que le cri contre ses habitants est grand devant l'Éternel. L'Éternel nous a envoyés pour le détruire. [...]

 

(19.23) Le soleil se levait sur la terre, lorsque Lot entra dans Tsoar.

 

(19.24) Alors l'Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l'Éternel.

 

(19.25) Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre.

 

(19.26) La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel.

 

(19.27) Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s'était tenu en présence de l'Éternel.

 

(19.28) Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine; et voici, il vit s'élever de la terre une fumée, comme la fumée d'une fournaise.[...]

 

Lecture favorable à l’homosexualité

 

Une autre lecture de ce passage existe : Sodome serait une ville où l'on n'aime pas les étrangers. Deux étrangers viennent chez Lot. Une foule vient chez lui pour exiger des rapports homosexuels forcés, ce qui serait le sort ordinaire des prisonniers de guerre. C'est parce que ces gens sont ses hôtes et non ses prisonniers que Lot les refuse aux manifestants et propose le pucelage de ses filles en rançon.

 

Ainsi, le récit concernant Lot ne traiterait pas en premier lieu d'homosexualité mais d'une faute contre l'hospitalité dans une ville où les pratiques sexuelles sont particulièrement libres.

 

Une autre partie du problème est l'interprétation de la traduction du mot « hommes » qui serait mieux traduit par « gens » ou « personnes », alors il n'y a pas de vrai fondement pour indiquer qu'il s'agisse d'homosexuels.

 

Lecture opposée à l’homosexualité

 

Ce passage a très lontemps été cité comme référence emblématique à l'homosexualité et à la réprobation de laquelle elle fait l'objet. Cette lecture est tellement ancrée dans l'histoire et la culture de la civilisation occidentale que ce récit a donné son nom à la pénétration anale (sodomie), et engendré le terme « sodomite », longtemps le plus populaire désignant les homosexuels de manière péjorative.

 

De nos jours, la charge et l'importance de ce récit dans les opinions chrétiennes sur l'homosexualité n'a pas vraiment diminué. Il est très souvent repris dans sa lecture traditionnelle comme figure emblématique de ce que l'homosexualité est un péché, surtout lorsque l'on considère le caractère violent du comportement des habitants de Sodome et de Gomorrhe. Ce point précis, à savoir la violence des habitants des villes maudites, fait pareillement pencher l'avis des modérés sur le côté mauvais de l'homosexualité.

 

Cette détermination n'a donc pas engendré beaucoup de variété dans l'argumentation sur la lecture réformatrice. Selon les conservateurs, l'argument de l'inhospitalité est surdimensionné pour occulter la dimension sexuelle de la violence et du péché des Sodomites et des Gomorrhéens. Leur argumentation porte principalement, primo sur le fait que le péché de Sodome était très clairement sexuel : d'un côté l'utilisation du verbe « connaître » qui en tout état de cause n'indique pas un manque d'hospitalité, mais plutôt un intérêt éventuellement sexuel, et de l'autre côté la proposition de Lot de donner ses filles vierges en échange des étrangers visiteurs, qui est une claire indication que l'intérêt des habitants était sexuel. Secundo, le fait que les « hommes » réunis devant la demeure de Lot pourraient inclure des femmes, argument jugé plausible, n'exclut pas du tout qu'il y ait eu des hommes parmi, d'autant que le texte mentionne que « les gens de la ville, les gens de Sodome, entourèrent la maison, depuis les enfants jusqu'aux vieillards » (19:4, selon la version Segond révisée, 1978). De nouveau, le fait que Lot aie proposé ses filles en échange joue de toutes les façons en faveur d'une accusation d'homosexualité (ç'eurent été des femmes, qu'elles étaient de toute façon en mesure de coucher avec des hommes aussi bien qu'avec des femmes). Avec cela, il faut voir également que la mention du fait que toute la ville était présente (et non seulement des hommes homosexuels, comme la lecture traditionnelle a pu le laisser entendre) se comprend beaucoup plus comme indication qu'il n'y avait aucun juste, ni même les enfants, ni même les vieillards, en référence au marchandage entre Abraham et Dieu, et à la promesse de Dieu d'épargner la ville s'il s'y trouvait dix justes au moins, plutôt que par le prisme d'une accusation d'inhospitalité.

 

c) Le récit du Lévite à Guibea (Juges, 19)

 

On trouve dans le livre des Juges un épisode peu connu, très semblable à celui de Lot à Sodome. Un couple de voyageurs arrivent dans la ville de Guibea et sont accueillis par un vieillard qui leur offre l'hospitalité. Dans la nuit, des habitants entourent la maisons et demandent à ce qu'on leur livre l'homme afin qu'ils le « connaissent ». Le vieillard refuse mais propose en échange d'abord sa fille puis la femme du voyageur, qui meurt après une nuit de viol.

 

Il s'ensuit une guerre entre Israël et Guibea qui se termine par la destruction de la ville.

 

Extrait de Juges 19 (ancien testament, Les Livres historiques)

 

(19.22) Pendant qu'ils étaient à se réjouir, voici, les hommes de la ville, gens pervers, entourèrent la maison, frappèrent à la porte, et dirent au vieillard, maître de la maison : Fais sortir l'homme qui est entré chez toi, pour que nous le connaissions.

 

(19.23) Le maître de la maison, se présentant à eux, leur dit : Non, mes frères, ne faites pas le mal, je vous prie ; puisque cet homme est entré dans ma maison, ne commettez pas cette infamie.

 

(19.24) Voici, j'ai une fille vierge, et cet homme a une concubine ; je vous les amènerai dehors ; vous les déshonorerez, et vous leur ferez ce qu'il vous plaira. Mais ne commettez pas sur cet homme une action aussi infâme.

 

On retrouve le verbe « connaître », utilisé dans le sens d'« avoir une relation sexuelle avec ». Différentes interprétations considèrent que la condamnation ne s'applique qu'à la sodomie. D'autres encore pensent qu'il ne s'agirait que de condamner des viols ou encore le manque d'hospitalité vis-à-vis des étrangers. Ce texte n'est pas beaucoup utilisé dans les débats entre tenants et opposants à la pratique de l'homosexualité. Il contribue néanmoins, chez les conservateurs, à l'association entre violence, abus et viol, et « péché sexuel » dans sa globalité, et homosexualité ; et du côté libéral, à l'emphase sur la dimension de violence plutôt que sur la dimension homosexuelle.

 

d) David et Jonathan

 

Par ailleurs, l'Ancien Testament décrit des relations entre hommes en milieu de cour. C'est le cas pour Jonathan, fils du roi Saül et ami intime de David, alors courtisan, et futur roi illustre dans la Bible. Dans la lamentation de David sur la mort de Jonathan, on emploie le même mot aimer que celui qui décrit la relation du Bien-Aimé et de la Bien-Aimée du Cantique des Cantiques, texte qualifié de sensuel, tant au niveau littéral qu'au niveau symbolique. Quantité d'expressions décrivant l'introduction de David à la cour de Saül sont celles qui décrivent l'accueil de la jeune mariée, ce qui explique la fureur de Saül (complétant un tableau symptomatique typiquement dépressif) lorsque il est abandonné par David au profit de Jonathan.

 

Premier livre de Samuel (traduction Louis Segond 1910) :

 

(18.1)David avait achevé de parler à Saül. Et dès lors l'âme de Jonathan fut attachée à l'âme de David, et Jonathan l'aima comme son âme.

 

(20.3)David dit encore, en jurant : Ton père sait bien que j'ai trouvé grâce à tes yeux, et il aura dit : Que Jonathan ne le sache pas ; cela lui ferait de la peine. [...]

 

(20.17)Jonathan protesta encore auprès de David de son affection pour lui, car il l'aimait comme son âme.

 

Des adeptes de la cause homosexuelle souhaitent faire de ce passage de la Bible, la seule allusion à l'homosexualité qui ne soit pas assortie d'une condamnation. Mais, c'est une affirmation fragile. Toutes les amitiés masculines, telles que celle décrite entre Jonathan et David, sont-elles des relations homosexuelles ? Le texte ne donne aucun indice d'une relation sexuelle, qui aurait été sans doute sévèrement condamnée comme dans le reste de la Bible. David fait par ailleurs preuve d'un grand attrait constant pour les femmes. La « peine » de Saül est très certainement liée à la jalousie de Saül face à la popularité grandissante de David qui les opposera jusqu'à la mort de Saül, auquel David succèdera.

 

Indépendamment de son interprétation, c'est en référence à ces passages bibliques que l'association David et Jonathan, mouvement chrétien d'accueil des personnes homosexuelles, a choisi son nom et agit déjà depuis plus de trente ans.

 

1.   Le livre du Lévitique est tout entier orienté à expliquer selon quels termes Dieu considère qu'Israël est « saint », tel qu'il devrait l'être (« Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu » – chap. 19, v. 2)

 

2.   Ainsi en allait-il, notamment, o    du travestissement [Deut. 22:25] (pratique jugée décadante, pratiquée par les prostitués sacrés dans le culte du dieu Baal, à Babylone et – suppose-t-on – par les peuples parmi lesquels les Israélites vivaient au temps prétendu de la rédaction du Lévitique) ; o    de l'idolâtrie telle quelle [Deut. 7:15 ; Deut. 13] (adoration d'un ou d'autres dieu(x) que YHWH, Dieu d'Israël, le Dieu vivant, le Béni).

 

3.   Comme, par exemple, l'escroquerie (Deut. 25:13-19).

 

NOUVEAU TESTAMENT

 

Le Nouveau Testament n'a pas réellement modifié son appréciation de l'homosexualité par rapport à l'Ancien. Il n'y est pas fait allusion explicitement dans les Évangiles, mais, dans ses épîtres, Paul de Tarse lance une condamnation claire. Il s'agit d'un comportement désapprouvé dans l'ensemble de la Bible.

 

a) Épître aux Romains

 

Dans l'épître aux Romains (1:26-31), Paul fait une première condamnation de l'homosexualité.

 

1:26 c'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature ;

 

1:27 et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

 

1:28 comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes,

 

1:29 étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ;

 

1:30 rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence,

 

1:31 de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde.

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